Physiologie
III- La physiologie
1- La contraction cardiaque
Le myocarde subit une alternance de contractions et de relâchements.
-> Pour chaque cavité : nous appellons diastole, la phase de relâchement de la cavité et systole la phase de contraction de la cavité.
-> Les trois temps du cycle :
Dans un premier temps, le sang va pénétré l'oreillette, c'est le repos du coeur : ni les oreillettes, ni les ventricules ne se contractent, c'est la diastole.
Ensuite vient la systole auriculaire : les oreillettes se contractent, chassant le sang dans les ventricules.
Enfin, nous avons la systole ventriculaire : les ventricules se contractent, projettant ainsi le sang dans les artères.
-> Les valvules :
Lors du relâchement auriculaire : la valvule tricuspide et la valvule mitrale se referment.
Lors du relâchement ventriculaire : les valvules sigmoïdes se referment.
2- L'activité électrique du coeur
-> Le rôle du tissu nodal :
Le myocarde répond aux excitation électrique par une contraction ( de la même manière que les muscles striés ). L'impulsion électrique est déclenché par le tissu nodal à un rythme régulier.
Comment se déclenche le courant électrique ? Les cellules du myocarde contiennent des ion de sodium et de potassium, un déséquilibre va être créé ( l'un sort de la cellules plus vite que l'autre n'y rentre ) ce qui va entraîner la contraction du muscle.
Lorsque le noeud sinusal est en souffrance, le noeud d'Aschoff prend le relais pour déclencher la contraction ; mais le rythme cardiaque qu'il provoquera sera plus faible, c'est à dire que la fréquence cardiaque tombera au alentour de 40 battements par minute ( à la place de 60 ou 100 batt / mn ).
-> L'électrocardiogramme :
L'impulsion électrique peut être détecter à la surface du myocarde, l'électrocardiogramme va enregistrer les modifications électriques qui accompagnent les battements cardiaques.
3- Les manifestations de la contraction cardiaque
Nous pouvons mesurer les contractions cardiaques de différentes manières.
-> Les bruits cardiaques :
L'auscultation, à l'aide d'un stéthoscope permet d'entendre les bruits cardiaques, ces bruits correspondent à la fermeture des valvules.
- le premier bruit est long et retentissant, il correspond à la fermeture des valvules tricuspide et mitrale ;
- le deuxième bruit est bref et aigue, il correspond à la fermeture des valvules sigmoïdes ;
- la pause silence ( plutôt long ) entre le 2° et le 1° bruit, il correspond au remplissage des oreillettes.
-> Les pulsations cardiaques :
Les pulsations correspondent à la répercussion, le long des artères, du choc dû à la projection du sang dans l'aorte, et plus précisement au niveau de la crosse aortique.
Il est possible de percevoir les pulsations au niveau des artères superficielles, tel que l'artère radiale.

-> La tension artérielle :
C'est la pression du sang dans les artères. Il existe deux pressions :
- une pression maximale ou pression systolique qui se situe au alentour de 120mmHg ;
- une pression minimale ou pression diastolique qui se situe au alentour de 80 mmHg.
La pression varie en fonction des facteur environnementaux, des hormones ( tel que l'adrénaline ) et du SNV
-> Le débit cardiaque :
C'est le volume de sang éjecté par le coeur en 1 minute. En générale, ce débit se mesure au niveau du ventricule gauche.
Dans des conditions normales, le débit cardiaque est de 5,2 L / mn, c'est la quasi-totalité du sang présent dans le corps qui passe dans le ventricule gauche en une minute.
Cette mesure se fait le plus souvent par ultrasons ( c'est à dire lors d'une échographie ).
Remarque : Le système nerveux permet au système circulatoire de s'adapter aux conditions interne ou externe. C'est à dire :
- si le débit cardiaque diminue ( par exemple suite à un choc hémorragique ) le système nerveux provoquera une vasoconstriction qui entraînera un maintient relatif de la pression artérielle ;
- au cours d'un effort musculaire, le débit cardiaque augmentera, le système nerveux provoquera une vasodilation qui permettra à l'organisme d'obtenir une pression artérielle adaptée à la situation.
4- Le circuit du sang
a) Les artères, les veines et les capillaires
Le sang quitte le coeur par les artères, celles-ci se divisent en artères plus fines au niveau des organes, ce sont les artérioles. Les artérioles se divisent en plus petit au niveau des cellules, ce sont les capillaires.
Les capillaires se rejoinnent et forment des vénules, qui se regroupent pour former des veines. Celles-ci se rassemblent en veines principales pour conduire le sang dans le coeur.
¤ les artères : sont les vaisseaux sanguins qui conduisent le sang du coeur vers les cellules. Elles sont composées d'une paroi épaisse comportant 3 tuniques ( 3 couches ).
¤ les veines : sont les vaisseaux qui conduisent le sang des cellules vers le coeur. Leurs parois est également composées de trois tuniques, mais celles-ci sont moins solide que celles des artères. Certaines parois contiennent des replis dans la tunique interne, les valvules, elles permettent de facilités le retour veineux et évitent ainsi la stase, on les trouve principalement au niveau des veines saphènes.
¤ les capillaires : sont des vaisseaux très fins, leur paroi est composé d'une seule couche de cellules, permettant ainsi l'échange des gaz et nutriments.
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b) La grande circulation
Le sang riche en oxygène est projeté dans l'aorte à partir du ventricule gauche. Le réseau artérielle va permettre d'apporter à tous les organes et à toutes les cellules de l'organisme l'oxygène et les nutriments. Les déchets et le dioxyde de carbone produit par les cellules sont récupérés par les veines. Le sang riche en CO2 rejoint l'oreillette droite par les veines caves.

c) La petite circulation
Le sang riche en CO2 arrivant dans l'oreillette droite, est projeté dans les artères pulmonaires grace au ventricule droit. Une fois dans les poumons, le sang pourra se décharger en CO2 et se recharger en O2.
Le sang, a nouveau riche en O2 va regagner l'oreillette gauche grace aux veines pulmonaires.
d) La vasoconstriction et la vasodilatation
¤ la vasoconstriction : on appelle vasoconstriction la diminution du diamètre des vaisseaux sanguins. Celle-ci s'effectue grace à l'innervation sympathique, par les fibres musculaires lisses, des vaisseaux. La vasoconstriction est donc le rétrécissement de la lumière du vaisseau
¤ la vasodilatation : on appelle vasodilatation l'augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins. Celle-ci à lieu lorsque la stimulation nerveuse ( par le système symphatique ) diminue ; engendrant un relâchement des fibres musculaires lisses de la paroi du vaisseau. Les ions rentrant dans le relâchement des fibres lisses sont : monoxyde de carbone et le potassium, le pH intervient aussi.
Sources :
- Cours d'anat-phy à l'IFSI de Pontoise ( janvier 2005 )
- Stage en Cardiologie à Maisons-Laffitte
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